
Le vignoble
Cultiver avec précision
La démarche Haute Valeur Environnementale donne un cadre au travail présenté par le domaine. Cette page choisit d'abord de montrer les pratiques concrètes : préserver la biodiversité, limiter les traitements au strict nécessaire et raisonner la fertilisation comme l'eau à l'échelle de l'exploitation.
Ces choix se construisent dans la durée, parcelle par parcelle, au plus près des vignes et de leur évolution au fil des saisons.
Concrètement : des sols enherbés et travaillés plutôt que désherbés, des haies, des chênaies et des oliviers maintenus entre les parcelles pour abriter toute une vie discrète. Le mistral est aussi un allié sanitaire : il sèche la rosée, assainit les rangs et limite certaines interventions.
Chaque décision se prend à la parcelle, à l'observation : c'est la leçon de trois générations passées à regarder ces terrasses vivre.
Garrigue, haies et chênaies truffières forment ainsi un paysage agricole plus large que la seule parcelle de vigne.
- Les appellations
- Côtes-du-Rhône & Grignan-les-Adhémar
- Les sols
- Galets roulés, terres rouges, coteaux caillouteux
- Les vendanges
- Autonomes depuis 2003

Le terroir
Parcelle après parcelle, fermage après fermage, notre vignoble s'est construit sur un demi-siècle autour de Solérieux et de Clansayes, entre Drôme provençale et vallée du Rhône. Vivre au milieu de ses vignes, c'est pouvoir y être en quelques minutes, à toute heure : une surveillance de chaque jour, à l'épreuve du gel comme de l'orage.
Ce ne sont pas un mais plusieurs terroirs que nous cultivons : les terrasses de galets, les argiles rouges, les coteaux caillouteux des hauteurs, chacun donnant sa voix aux assemblages du domaine, en Côtes du Rhône comme en Grignan-les-Adhémar.
Le domaine doit son caractère aux anciennes terrasses que le Rhône et ses affluents ont déposées voici des millénaires : des galets roulés, polis par l'eau, posés sur les terres rouges de Drôme provençale : un paysage de vigne, d'olivier et de chênaies.
Ces sols offrent deux particularités : un drainage naturel qui oblige les racines des ceps à puiser l'eau et les sels minéraux à plusieurs mètres sous terre, et un « effet radiateur » des galets qui, gorgés du soleil du jour, restituent leur chaleur à la vigne pendant la nuit et parachèvent le mûrissement des raisins.





La vigne
Il existe sous nos galets un monde parallèle : racines qui plongent à plusieurs mètres, vie microbienne des argiles rouges, mycélium des chênes voisins. C'est cette vie souterraine qui donne leur identité à nos vins, et c'est pour la préserver que notre façon de cultiver ne cesse d'évoluer. L'année 1992 correspond à la naissance administrative du Grand Bois, pas au début du travail familial.

Le Grenache est notre colonne vertébrale : il représente près de soixante pour cent du vignoble, des plus vieilles vignes en gobelet héritées des voisins d'autrefois aux plantations que chaque génération a ajoutées. Autour de lui, la Syrah apporte la couleur et l'épice, et les cépages blancs occupent les parcelles les plus fraîches.
Nous replantons régulièrement pour rééquilibrer l'encépagement et adapter les parcelles à ce que le climat devient.
Car le climat change, et nous le mesurons chaque été : dans les années 90, la maturité se faisait attendre jusqu'à la fin septembre ; aujourd'hui, elle s'accélère dès la mi-août. Préserver l'équilibre et la fraîcheur des raisins exige désormais une réactivité totale.
C'est pourquoi nous vendangeons en pleine autonomie, par petits lots, terroir par terroir, à des degrés de maturité très précis, et de nuit pour les blancs afin de garder la fraîcheur du fruit.

De Lyon à la Drôme provençale, le fil de nos appellations défile avec le récit.
Les Côtes du Rhône
Au sud de la vallée du Rhône, le domaine travaille entre Solérieux, Clansayes et Grignan. Ses parcelles relèvent de deux appellations clairement distinguées : Côtes-du-Rhône et Grignan-les-Adhémar.
La carte replace ce territoire dans l'ensemble rhodanien. Ici, le Grenache forme la colonne vertébrale du vignoble ; la Syrah, le Mourvèdre et le Carignan complètent les assemblages selon les parcelles et les cuvées.

Vendanger à l'heure juste
2002 nous a servi de leçon : sous des pluies diluviennes, le prestataire qui ramassait nos raisins n'arrivait plus à suivre, et la récolte attendait. Dès l'année suivante, nous achetions notre première machine, et nous adaptions une à une nos vieilles vignes en gobelet.
- La machine
- Depuis 2003
- Les appellations
- Côtes-du-Rhône & Grignan-les-Adhémar
- Les blancs
- Ramassés de nuit
Le domaine est depuis entièrement autonome pour ses vendanges. Ce n'est pas un détail technique : c'est ce qui nous permet de récolter chaque parcelle à l'heure exacte de sa maturité, sans dépendre de personne. Un atout devenu décisif à mesure que le climat accélère les maturités.
Cueillir vite et frais, trier à la vigne, encuver sans attendre : la qualité d'un vin se joue d'abord dans ces quelques heures-là.
« Un grand raisin, c'est d'abord un raisin ramassé au bon moment. Tout le reste s'apprend ; ce moment-là ne se rattrape pas. »
La Truffière
La Drôme provençale possède une culture truffière vivante. À Saint-Paul-Trois-Châteaux, le marché de détail fait contrôler l'origine, la maturité et la qualité des truffes avant leur mise en vente.
- Le sol
- Calcaire et filtrant
- Les chênes
- Verts et pubescents
- Le cavage
- Décembre à mars
Les chênaies truffières sont distinctes des parcelles de vigne, même lorsqu'elles se trouvent à proximité. On vendange à l'automne ; on cave au chien pendant l'hiver, lorsque la Tuber melanosporum est mûre.
« On ne choisit pas un sol à truffe et un sol à vigne. On choisit un sol qui draine, et on décide ensuite ce qu'on y plante. »

Du sol au verre
Retrouvez les cuvées présentées par le domaine ou adressez une demande de visite pour découvrir les lieux sur rendez-vous.
